ERP pour PME industrielles : les fonctionnalités essentielles

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Ordres de fabrication, stocks, traçabilité, coût de revient… Nous passons en revue les fonctionnalités qu'un ERP industriel doit réellement couvrir pour une PME de 10 à 100 collaborateurs.

ERP pour PME industrielles : les fonctionnalités essentielles

Quand une PME industrielle atteint un certain niveau de croissance, les limites apparaissent vite : les bons de commande circulent par e-mail, le suivi de production vit dans un tableur, les stocks sont vérifiés « à l'œil » et la traçabilité repose sur la mémoire de l'équipe. Ça fonctionne un temps. Jusqu'au jour où une commande se perd, qu'un client demande un certificat de conformité en urgence, ou que personne ne sait exactement ce qu'il reste en stock.

C'est généralement à ce moment-là que la question d'un ERP pour PME industrielles se pose. Mais entre les solutions génériques qui promettent de tout faire et les usines à gaz pensées pour des groupes de 500 personnes, il n'est pas toujours simple de savoir quelles fonctionnalités sont réellement indispensables pour une PME de 10 à 100 collaborateurs.

Nous accompagnons des PME industrielles depuis plus de 10 ans chez Revolucy. Voici les fonctionnalités qui, dans notre expérience, font vraiment la différence au quotidien.

La gestion de production : le cœur du réacteur

C'est la brique centrale. Sans elle, un ERP n'est qu'un logiciel de gestion commerciale amélioré, utile mais pas suffisant pour une PME qui fabrique.

Les ordres de fabrication (OF) : Pouvoir créer, planifier et suivre vos ordres de fabrication depuis un seul endroit, c'est la base. Chaque OF doit être rattaché à une commande client, avec une nomenclature, des gammes opératoires et un statut en temps réel (en attente, en cours, terminé, en retard). Fini le tableau blanc dans l'atelier que personne ne met à jour.

Le planning de production : Visualiser la charge de vos ateliers, de vos machines et de vos équipes sur une timeline claire. Savoir en un coup d'œil si vous pouvez accepter une nouvelle commande pour la semaine prochaine, ou si vos capacités sont déjà saturées. C'est le genre d'information qui, sans ERP, nécessite trois coups de fil et un quart d'heure de recherche.

Les nomenclatures (BOM) : Gérer vos nomenclatures produit (les listes de composants, matières premières et sous-ensembles nécessaires à la fabrication) de manière structurée et versionnée. Quand un composant change, la nomenclature se met à jour et tous les OF futurs en tiennent compte automatiquement.

La gestion des stocks et des approvisionnements

Dans l'industrie, un stock mal géré, c'est soit de l'argent qui dort sur des étagères, soit une rupture qui bloque toute la chaîne de production. Les deux scénarios coûtent cher.

Le suivi en temps réel : Connaître l'état exact de vos stocks à tout moment : matières premières, en-cours de fabrication, produits finis, consommables. Avec des seuils d'alerte configurés pour chaque référence, vous êtes prévenus avant la rupture, pas après.

Les mouvements de stock automatisés : Chaque réception fournisseur, chaque sortie vers l'atelier, chaque expédition client génère un mouvement de stock automatique. Plus besoin de ressaisir manuellement ce que le magasinier a déjà scanné. C'est une source d'erreurs en moins et un gain de temps considérable.

Le calcul des besoins nets (CBN) : En croisant votre carnet de commandes, vos nomenclatures et votre stock disponible, l'ERP calcule automatiquement ce que vous devez commander, en quelle quantité et à quelle date. Pour une PME qui gère des centaines de références, c'est le passage de l'artisanal au piloté.

La traçabilité : une obligation devenue un avantage

La traçabilité n'est pas qu'une contrainte réglementaire. C'est aussi un argument commercial de plus en plus demandé par vos clients, notamment dans l'agroalimentaire, l'aéronautique, le médical ou l'automobile.

La traçabilité matière : Suivre chaque lot de matière première depuis la réception fournisseur jusqu'au produit fini livré chez le client. En cas de problème qualité, vous remontez la chaîne en quelques clics, pas en quelques jours.

L'historique complet : Qui a fabriqué quoi, quand, sur quelle machine, avec quels composants, et livré à quel client ? Cette information, quand elle est disponible instantanément, transforme la gestion de la qualité. Et quand un auditeur se présente, vous avez les réponses avant même qu'il ait fini de poser ses questions.

Les certificats et documents qualité : Générer automatiquement les certificats de conformité, les rapports de contrôle et les fiches techniques rattachés à chaque lot produit. C'est du temps gagné pour vos équipes qualité, et une image de sérieux auprès de vos clients.

La gestion commerciale intégrée

Un ERP industriel ne se limite pas à l'atelier. Pour être réellement efficace, il doit aussi couvrir le cycle commercial, du devis à la facturation, en lien direct avec la production.

Devis et commandes : Établir des devis à partir de vos nomenclatures et de vos coûts de revient réels. Quand le devis est accepté, le transformer en commande client puis en ordre de fabrication sans aucune ressaisie. Chaque étape alimente la suivante de manière fluide.

Le suivi des commandes en temps réel : Vos commerciaux, et vos clients, doivent pouvoir savoir où en est une commande à tout moment. « Je vérifie et je vous rappelle » ne devrait plus faire partie du vocabulaire de votre service commercial. Avec un ERP bien pensé, l'information est accessible en deux clics.

La facturation liée à la production : Facturer à l'avancement, au lot, à la livraison partielle… Les PME industrielles ont souvent des modes de facturation plus complexes que le standard « 1 commande = 1 facture ». Votre ERP doit s'adapter à votre logique, pas l'inverse. Et bien sûr, il doit être prêt pour la facturation électronique obligatoire dès septembre 2026.

Le pilotage et les tableaux de bord

Produire c'est bien. Savoir si vous produisez de manière rentable, c'est mieux. Un ERP industriel doit vous donner les indicateurs qui comptent, sans que vous ayez à les construire vous-même dans un énième fichier Excel.

Le coût de revient réel : Comparer ce qu'un produit était censé coûter (coût théorique) avec ce qu'il a réellement coûté (matière consommée, temps passé, rebuts). C'est la base pour fixer des prix justes, identifier les dérives et améliorer vos marges.

Le taux de rendement (TRS) : Mesurer la performance de vos machines et de vos lignes de production. Identifier les arrêts récurrents, les goulots d'étranglement et les pertes de cadence. Ce sont des données que beaucoup de PME industrielles n'ont tout simplement pas aujourd'hui, et qui peuvent transformer la rentabilité d'un atelier.

Les indicateurs à la carte : Chaque dirigeant industriel a ses propres obsessions : le taux de service client, le délai moyen de fabrication, le taux de non-conformité, la rotation des stocks… Votre ERP doit permettre de construire les tableaux de bord qui correspondent à vos enjeux, pas à ceux du voisin.

Les intégrations avec votre écosystème existant

Un ERP industriel ne vit pas en vase clos. Il doit communiquer avec les outils que vous utilisez déjà, et ceux que vous utiliserez demain.

La comptabilité : Les écritures comptables (achats, ventes, stocks, immobilisations) doivent remonter automatiquement vers votre logiciel comptable, que ce soit Sage, EBP, Cegid ou un autre. La double saisie entre l'ERP et la compta, c'est le genre de friction qui fait perdre un temps précieux à vos équipes administratives.

Le CRM : Connecter votre ERP à votre outil de gestion de la relation client permet à vos commerciaux de voir l'historique de production et de livraison sans quitter leur interface. Et à la production de connaître les engagements pris par les commerciaux sans attendre qu'on leur transmette l'information.

Les machines et l'IoT : De plus en plus de PME industrielles connectent leurs machines directement à leur ERP pour remonter les données de production en temps réel : cadences, arrêts, températures, compteurs. C'est le début de l'industrie 4.0, et ce n'est plus réservé aux grands groupes.

ERP standard ou ERP sur mesure pour l'industrie ?

C'est la question qui revient systématiquement. Les ERP standards du marché (SAP, Odoo, Sage X3…) couvrent une partie de ces fonctionnalités. Mais chaque PME industrielle a ses spécificités : un processus de fabrication atypique, une logique de nomenclature particulière, des contraintes de traçabilité propres à son secteur, des rapports qualité imposés par ses donneurs d'ordres.

Quand ces spécificités sont centrales dans votre activité, un ERP développé sur mesure permet de couvrir exactement vos besoins sans vous forcer à contourner les limites d'un outil standard. Nous en parlons en détail dans notre article ERP sur mesure vs ERP SaaS.

Et si votre projet présente un caractère innovant (ce qui est souvent le cas quand on développe un ERP spécifique à un métier industriel), il peut être éligible au Crédit Impôt Innovation (CII), qui permet de récupérer 20 % de l'investissement.

Par où commencer ?

Si vous reconnaissez votre PME dans les situations décrites plus haut (Excel qui déborde, traçabilité approximative, planning de production à vue), c'est probablement le bon moment pour structurer votre réflexion.

Nous vous conseillons de commencer par lister vos 5 à 10 irritants majeurs au quotidien. Pas les fonctionnalités rêvées, mais les vrais problèmes qui vous font perdre du temps, de l'argent ou des clients. C'est cette liste qui guidera le choix des fonctionnalités prioritaires, et c'est exactement le point de départ que nous utilisons avec nos clients industriels chez Revolucy.

Nous développons des ERP sur mesure pour l'industrie depuis plus de 10 ans à Lyon. Si vous souhaitez en discuter, nous serions ravis d'échanger sur votre situation, sans engagement.

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