Les 10 erreurs à éviter lors du déploiement d'un ERP

CRM / ERP -

Périmètre mal défini, équipes pas impliquées, formation bâclée... En 10 ans d'accompagnement de PME, nous avons identifié les erreurs qui reviennent d'un projet ERP à l'autre. Voici comment les anticiper.

Les 10 erreurs à éviter lors du déploiement d'un ERP

Un déploiement d'ERP, ça peut changer la donne pour une entreprise. Moins de ressaisie, une vision claire de l'activité, des process enfin fiabilisés. Mais ça peut aussi devenir un projet qui traîne, qui coûte plus que prévu, et qui finit par être sous-utilisé parce que personne n'y croit vraiment.

En 10 ans d'accompagnement de PME chez Revolucy, nous avons vu les deux scénarios. Et ce qui fait la différence entre les deux n'a presque jamais un rapport avec la technologie. C'est toujours une question de méthode, de communication et de bon sens. Voici les 10 erreurs de déploiement ERP que nous rencontrons le plus souvent.

1. Chercher un outil avant d'avoir compris le problème

« Il nous faut un ERP. » D'accord, mais pour résoudre quoi ? C'est la question que nous posons systématiquement, et elle surprend souvent. Un dirigeant nous a contactés après 8 mois d'abonnement à un ERP SaaS à 1 800 €/mois. Seuls 3 collaborateurs sur 18 l'utilisaient. En creusant, le vrai problème était le suivi des commandes entre l'atelier et le bureau d'études. L'outil choisi ne couvrait pas du tout ce besoin, parce que personne ne l'avait formulé clairement au départ.

Avant de regarder le moindre logiciel, prenez une heure avec vos responsables de service. Listez les 5 à 10 situations qui vous font perdre du temps ou de l'argent chaque semaine. C'est cette liste qui doit piloter le projet, pas une grille de fonctionnalités.

2. Décider entre la direction et le prestataire

C'est souvent le dirigeant qui lance le projet, parfois avec un responsable administratif ou un DSI. Mais les personnes qui vont ouvrir l'ERP tous les matins, ce sont le responsable d'atelier, l'assistante commerciale, le magasinier, la comptable. Si elles découvrent l'outil le jour de la bascule, ne soyez pas surpris qu'elles traînent des pieds.

Nous avons vu des projets techniquement irréprochables échouer pour cette seule raison. À l'inverse, quand 2 à 3 personnes clés par service participent au cadrage dès le début, l'adoption est incomparablement plus rapide. Ces personnes deviennent vos meilleurs alliés pour embarquer le reste de l'équipe.

3. Vouloir tout couvrir dès le premier jour

Après des années de bricolage entre Excel et les post-it, l'envie de tout régler d'un coup est humaine. Production, stocks, CRM, comptabilité, RH : on veut que le nouvel ERP fasse tout, tout de suite.

Le problème, c'est que plus le périmètre est large, plus le projet dure. Et plus il dure, plus vos équipes décrochent avant d'avoir vu le moindre résultat. Nous recommandons toujours de commencer par le cœur de votre activité : souvent la production et les stocks pour une PME industrielle. Un premier lot opérationnel en 3 mois, c'est concret, ça motive, et ça pose des fondations solides pour la suite.

4. Migrer des données bancales dans un outil neuf

Vos fichiers clients ont des doublons. Vos références articles vivent dans 3 tableurs avec 3 codifications. Vos nomenclatures n'ont pas été revues depuis 2019. Migrer tout ça tel quel dans un ERP flambant neuf, c'est un peu comme repeindre une maison sans traiter les fissures.

Prévoyez 2 à 4 semaines de nettoyage avant la migration. C'est ingrat, personne n'aime le faire. Mais 15 jours de retard au lancement valent infiniment mieux que 6 mois à courir après des erreurs en production.

5. Passer des semaines à comparer des logiciels sans parler à personne

Beaucoup de dirigeants passent un temps considérable à remplir des grilles de comparaison. Fonctionnalité par fonctionnalité, éditeur par éditeur. Or dans un projet ERP, la qualité de l'accompagnement compte autant que le logiciel.

Est-ce que ce prestataire comprend votre métier ? A-t-il déjà accompagné des entreprises de votre taille ? Sa méthode de travail est-elle claire ? Et surtout : est-ce que vous vous voyez travailler avec cette équipe pendant 6 mois ? Sur un projet aussi structurant, la relation humaine fait une vraie différence. Chez Revolucy, notre méthodologie en 6 étapes (du cadrage fonctionnel à la mise en production) est justement conçue pour que chaque phase soit lisible et prévisible pour vous.

6. Sacrifier la formation en fin de projet

Le budget est réparti entre le développement, l'intégration, la migration... et la formation arrive en dernier, quand il ne reste plus grand-chose. Les équipes se retrouvent devant un écran inconnu avec une démo de 2 heures. Six mois plus tard, la moitié du service est retournée sur Excel.

La formation, ça devrait peser 10 à 15 % du budget total. Pas en générique, mais adaptée à chaque profil : votre responsable de production n'a pas les mêmes besoins que votre comptable. Chez Revolucy, nous formons chaque équipe avec des cas tirés de leur quotidien réel, pas avec des données fictives. C'est ce qui fait que l'outil est utilisé dès la première semaine.

Et si le budget est un sujet de tension, les projets d'ERP sur mesure à caractère innovant peuvent être éligibles au Crédit Impôt Innovation, qui permet de récupérer 20 % de l'investissement. C'est une enveloppe qui peut financer la formation et l'accompagnement au changement.

7. Sous-estimer le poids des habitudes

Votre assistante commerciale gère les devis « à sa façon » depuis 8 ans. Votre chef d'atelier connaît le planning par cœur sans aucun outil. Ces personnes ne vont pas changer leurs habitudes du jour au lendemain parce qu'un logiciel leur dit de le faire.

Prendre le temps d'expliquer le « pourquoi » avant le « comment » change tout. Montrez à chaque service ce qu'il va concrètement gagner : moins de ressaisie, moins d'erreurs, moins de coups de fil pour savoir où en est une commande. Identifiez des « ambassadeurs » internes qui peuvent tirer le reste de l'équipe. Ça n'a l'air de rien, mais c'est souvent la différence entre un ERP adopté en 3 semaines et un ERP adopté en 6 mois.

8. Bâcler les tests parce que tout le monde veut en finir

La date de mise en production approche. L'impatience monte. « Ça a l'air de marcher, on y va. » Sauf que 10 cas de test réussis, ce n'est pas 500 commandes réelles avec des cas particuliers, des exceptions et des erreurs de saisie. Une erreur de calcul sur un prix de vente ou une commande qui ne déclenche pas le bon ordre de fabrication : en production réelle, ça se voit tout de suite.

Faites tester l'outil par vos propres équipes sur des cas réels pendant 2 à 3 semaines avant la bascule. Vos collaborateurs connaissent les cas tordus de leur quotidien. Ils trouveront des problèmes en 2 heures que les développeurs n'auraient pas vus en 2 semaines.

9. Considérer que le projet est terminé le jour du lancement

Le jour où l'ERP passe en production, beaucoup pensent que c'est la ligne d'arrivée. En réalité, c'est le point de départ. De nouveaux besoins vont apparaître dans les semaines qui suivent. Des ajustements seront nécessaires. Des mises à jour de sécurité devront être faites.

Sans budget ni interlocuteur prévu pour cette phase, vous vous retrouverez dans 18 mois avec un outil figé qui ne suit plus votre croissance. Chez Revolucy, 80 % de nos clients sont en contrat de maintenance évolutive. C'est ce qui permet de garder un ERP vivant et performant dans la durée. Et parce qu'ils sont propriétaires de leur code source, ils restent libres de changer de prestataire à tout moment.

10. Ne jamais mesurer ce que le projet a réellement apporté

Si vous ne savez pas combien de temps vous perdez aujourd'hui à rechercher une information, combien de commandes sont livrées en retard chaque mois, combien d'erreurs de stock vous constatez par trimestre... vous ne saurez jamais ce que l'ERP vous a fait gagner.

Notez 3 à 5 indicateurs concrets avant le déploiement. Refaites le point à 3 mois et à 6 mois. Ces chiffres sont précieux pour motiver vos équipes, rassurer vos associés et prioriser les évolutions futures. Sans eux, le projet reste une intuition. Avec eux, c'est une décision d'investissement documentée.

Réussir son déploiement ERP : ce qu'il faut retenir

Les erreurs de déploiement ERP les plus fréquentes ne sont pas techniques. Elles sont humaines : un besoin mal compris, des équipes pas assez impliquées, un périmètre trop ambitieux, une formation insuffisante. Toutes sont évitables quand on les connaît à l'avance.

Si vous envisagez la mise en place d'un ERP sur mesure, ou si vous avez déjà vécu un déploiement qui ne s'est pas déroulé comme prévu, nous pouvons vous aider à (re)partir sur de bonnes bases. Chez Revolucy, notre conviction est simple : l'outil s'adapte à votre entreprise, pas l'inverse.

Pour aller plus loin, découvrez notre article sur les fonctionnalités essentielles d'un ERP industriel et notre comparatif ERP sur mesure vs ERP SaaS.

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